Festival 2012

 

Le programme 2012

 
Ci-dessous le programme du 3ème Festival.

 

Le président du jury

Né à Lyon en 1959, René Heuzey a grandi à Marseille et développé dès son plus jeune âge sa passion pour les secrets des fonds sous-marins. Après avoir suivi une formation avec les marins pompiers et obtenu son diplôme de scaphandrier classe II, il crée sa propre société de production et de prestations de prises de vues sous-marines, LABEL BLEU PRODUCTION. Aujourd’hui, fort d’une expérience de plus de deux milles tournages dans toutes les mers et océans du monde, travaillant à plus de 100 mètres de profondeurs avec des mélanges spéciaux et d’une banque d’images de plus de 1 700 heures, il est l’œil sous-marin de bien des réalisateurs tout en poursuivant ses propres productions. Ses activités comprennent aussi bien le domaine de la publicité, du documentaire, du reportage, de la fiction que de la retransmission en direct.

 

Le jury

Eric CLUA : Vétérinaire, diplômé d’études économiques et titulaire d’un doctorat en écologie marine, Eric oeuvre dans la sauvegarde de l’environnement depuis 1992.Apnéiste, instructeur national d’apnée, et plongeur professionnel, Eric est passionné par la faune aquatique et particulièrement les requins. Auteur de plusieurs publications sur le monde de la mer, il est un photographe et vidéaste sous-marin chevronné qui a remporté la palme d’Or au festival Mondial de l’image sous-marine à Antibes en 2002.

Aline MARTEAUD : Aline Marteaud dirige le bureau d’accueil des tournages de la Province sud.Le Bureau d’accueil de tournages en Nouvelle Calédonie offre un service gratuit d’aide et d’assistance technique et logistique à toute société de production dans son projet de film sur le territoire de Nouvelle Calédonie.

Claude BRETEGNIER : 64 ans. Grand Reporteur à France télévision. Spécialisé dans les magasines sur la mer. Photographe et cinéaste sous-marin. A collaboré au cours de sa carrière avec de nombreuses chaines de télévision : Thalassa, M6, TVNZ, NHK, ABC. Dans le pacifique, a réalisé de nombreux magasines notamment sur les grands requins blancs d’Adélaïde, sur Némo le poisson clown avec Thalassa, sur les plongeurs d’abalones des îles Chatham ou encore l’histoire de Lapérouse à Vanikoro, du Pdt Coolidge à Santo ou du Rainbow Warrior en Nouvelle Zélande. De nombreux reportages aussi ont été réalisés avec Fortunes de mer sur l’histoire des épaves  autour de la Nouvelle Calédonie.

Martial DOSDANENé à Nouméa, 44 ans, photographe et opérateur de prise de vues, spécialisé en aérien. Martial a commencé la photographie à l’âge de 12 ans, autodidacte, puis à 18 ans, il a monté son premier studio photo. Après une interruption de 3 ans durant laquelle il a travaillé pour la Commission du Pacifique Sud, il part faire une école de photographie au Polytech de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Après des années en Freelance, pendant les quelles il pratique la photographie sous-marine avec Pierre Laboute, océanographe, il rejoint la Province sud en 2000. Depuis 3 ans il est opérateur de prises de vues sur caméra embarquée gyrostabilisée, ses premières photos aériennes remontent aux années 80-90.

 

Les concours locaux 2012

4 courts-métrages, 7 diaporamas, 19 tryptiques et 45 photographies ont été présentés en compétition.

Le palmarès

Catégorie photographie

Manta d’or : Yves Gillet pour « Soleils de mangrove »

Manta d’argent : Jack Berthomier pour « Ballet nocturne dans la mangrove »

Manta de Bronze : Matthieu Juncker pour « Foudroyée »

Prix du public : Yves Gillet pour « Soleils de mangrove »

Catégorie Triptyques

Bénitier d’or : Jack Berthomier pour « Reflets nocturnes »

Bénitier d’argent : Jérôme Renaud-Goud

Bénitier de Bronze : Marie-Christine Cacot pour « Cosmogonie »

Prix du public : Jack Berthomier pour « Reflets nocturnes »

Catégorie Diaporamas

Tortue d’or : Luc Faucompré pour « La java des scaphandriers »

Tortue d’argent : Yves Gillet pour « Plonger du côté obscur »

Tortue de bonze : Hugues Lemonnier pour « Nuit noire »

Prix du public : Yves Gillet pour « Plonger du côté obscur »

Catégorie Courts-Métrages

Mention spéciale du jury : Damien Buisson pour « Les Miss »

Prix du public : Jean-René Deleforterie pour « The Glove »

Prix Jeune Talent attribué par la CAV FFESSM à Théo Lemonnier

 

Les conférences

La conférence au Rex le mardi 05

Cent quarante personnes sont venues assister à la conférence débat organisée à partir de 20h. Le making off du film Océans a été projeté dans la salle de cinéma du Rex. Cette projection s’est poursuivie d’un débat de plus d’une heure avec René Heuzey, chef opérateur de ce film et président du festival.

 

La conférence au Rex le mercredi 06

Environ 80 personnes ont assisté à la conférence sur le suivi des récifs coralliens.

Titre : « Etat de santé des récifs calédoniens : Qui fait quoi ? »

Conférencier(s) :

  • Emmanuel Coutures (DENV province Sud)
  • Dominique Pelletier (IFREMER)
  • Laurent Wantiez (Université de Nouvelle-Calédonie)
  • Sébastien Sarramégna (bureau d’études EMR)
  • Sandrine Job (Association Pala Dalik : l’écho du récif)

Synopsis de la conférence :

Maintenir les récifs coralliens et les écosystèmes associés dans un bon état de santé est au centre des préoccupations des gestionnaires de l’environnement.

Préserver les récifs, c’est également préserver les activités qui en dépendent et les services que ces écosystèmes offrent aux populations humaines.

En Nouvelle-Calédonie, le lagon abrite et conditionne un ensemble d’activités importantes des points de vue économiques, sociaux et culturels.

Déterminer la vitalité des récifs, en surveiller l’évolution au cours du temps, pour vérifier l’efficacité des mesures de gestion et éventuellement remédier à des situations dégradées, concerne une palette d’acteurs et de métiers.

Le but de cette conférence à plusieurs voix est de présenter ces différents acteurs, leurs responsabilités, leurs compétences, leurs modes d’intervention et la façon dont ils interagissent dans l’optique de conservation des récifs et de gestion des usages qui en dépendent.

Des représentants des services gestionnaires des provinces,  de la recherche, des bureaux d’étude et des associations environnementales se présenteront au public et illustreront leur contribution à cet enjeu de conservation. Les présentations seront suivies d’une discussion avec le public afin de compléter la liste des acteurs par ceux qui sont peut-être les plus importants pour cet enjeu : les habitants de ce pays.

 

La conférence au Méridien le jeudi 07

René Heuzey a présenté son métier de chef opérateur en parlant plus particulièrement du tournage du film Océans lors d’une conférence organisée au Méridien. Environ quarante personnes ont assisté à cet évènement.

 

La conférence au Rex le jeudi 07

Fortunes de mer calédoniennes a participé au 3ème FISM NC en organisant une conférence sur la présence de l’armée américaine en Nlle-Calédonie voici 70 ans, à travers l’épave d’un chasseur de l’USAF P39 Airacobra, retrouvé près du récif Tétembia au large de Tontouta. Le diaporama « Le pilote oublié » a été commenté par Jean-Paul Mugnier devant une quarantaine de personnes.

Auteurs : Philippe Houdret, Jean-Paul Mugnier et Raymond Proner

Le P 39 de TETEMBIA

Tournage

Le 7 mai 1994 , près du récif de Tetembia, au large de la presqu’île de Uitoe, une équipe de la Télévision Educative de Nouvelle Calédonie tourne un film à caractère pédagogique sur la présence américaine pendant la Guerre du Pacifique . Ce jour-là, le chantier archéologique sous-marin organisé par Fortunes de Mer au même endroit, n’est qu’un prétexte pour obtenir des images de  l’épave d’un avion ensablé à faible profondeur, dans des conditions idéales de visibilité.

Une suceuse hydraulique permet d’aspirer les sédiments accumulés dans le cockpit ;

 l’excavation laisse apparaître les nombreux cadrans et commutateurs du tableau de bord ainsi que les leviers de commande. Cette épave, connue de rares pêcheurs sous-marins, fut redécouverte il y a quatre ans par Jean-Michel Leguéré qui collabore aujourd’hui à ce travail de désensablage. L’appareil se présente incliné sur la gauche. Jean-Paul Mugnier, spécialiste des enquêtes sur les accidents aéronautiques, l’identifie avec certitude :  il s’agit d’un chasseur BELL P 39 K AIRACOBRA propulsé par un moteur Allison de 1 200 CV. La cloche de l’hélice, traversée par un canon de 37 mm, est cabossée ; deux des pales sont pliées à 90°, témoins d’un contact violent. Sur l’avant du tableau de bord, le fût d’une des deux Colt Browning, mitrailleuses de 12,7, est en parfait état, son chargeur rempli de balles. Si on ajoute les quatre mitrailleuses de 7,62 , on imagine que l’appareil représentait une force de feu impressionnante pour l’époque. A moins de 200 mètres de là , sur le grand récif, gît l’épave disloquée du vapeur Saint Antoine échoué en 1928, qui servait de cible pendant la guerre du Pacifique pour l’entraînement des pilotes de chasse et de bombardements. Le crash serait-il consécutif à un exercice de ce genre ?

Le pilote oublié

Du fond de l’habitacle, Jean-Pierre Folliard dégage de nombreux morceaux de tôles, de tuyaux et des coraux, par l’ouverture de la portière gauche. Il met à jour aussi un tibia et une calotte crânienne. Stupéfaction : le pilote était resté à l’intérieur !

Nous continuons à fouiller, à rassembler les nombreux ossements. Nous découvrons deux semelles de bottes de grande pointure portant la date 1936, une paire de lunettes, un gilet de sauvetage, un écouteur et une montre encore munie de la moitié du bracelet de cuir. Hélas, aucune plaque matricule n’est retrouvée. Nous regroupons l’ensemble des reliques du pilote dans un filet que nous plaçons sous son siège, puis nous réensablons le cockpit. Nous nous recueillons pendant une longue et poignante minute avant de refaire surface.

Nous déclarons notre découverte à la gendarmerie la plus proche. Les démarches sont engagées par Alain Christnacht délégué du Gouvernement qui contacte Mme Floyd, première secrétaire à l’ambassade des Etats-Unis aux Iles Fidji .

Opération AIRACOBRA

Deux mois plus tard, une mission américaine débarque en provenance d’Hawaii : le Capitaine Marshall Nathanson et son équipe, dont un médecin anthropologue et un photographe du Laboratoire Central d’Identification de l’armée américaine. Ils sont chargés de la recherche des MIA ( Missing In Action ) à travers le monde .

La mission de récupération des restes du pilote, coordonnée par Raymond Proner  prend dès lors le nom officiel d’OPERATION AIRACOBRA. Le Haut-Commissaire met à notre disposition l’îlot Leprédour pour installer notre camp de base, la Marine Nationale fournit des hommes et du  matériel ; la Gendarmerie Nationale, sa vedette et son équipage complètent le dispositif. Sur le site, nous récupérons les reliques et continuons d’aspirer pour vider totalement le cockpit. Les sédiments sont soigneusement tamisés, nous trouvons ¼ et ½ dollar. Nous dégageons un demi-maxillaire dont deux des dents sont plombées. Cette pièce sera capitale pour l’identification qui se poursuivra à l’aide des fiches anthropométrique. Un sac de relevage nous permet de déplacer le moteur et de récupérer sa plaque d’identification. Le nom du pilote ne sera révélé qu‘après deux contre-expertises, afin de ne laisser aucune place à l’erreur.

Le 13 Juillet 1994, en hommage au pilote inconnu, le Général Delhomme, Commandant Supérieur des FANC, préside une cérémonie sobre et émouvante en présence des autorités militaires, de la mission américaine, des membres de FDMC et TVE-NC. Après une prière et une sonnerie aux morts, le cercueil recouvert du drapeau des USA s’est envolé pour Hawaii .

Porté disparu

En août 1994, le CIL d’Hawaii nous communiquait l’identité du pilote et le récit des faits .

« Le 28 novembre 1942, le premier Lieutenant Howard W. Hulbert  (né le 11 juillet 1920), décolle de la base de la Tontouta pour effectuer une mission d’entraînement de bombardement en piqué à bord d’un chasseur P 39 Airacobra ( CAVU GP – 39 k – 1 – BE  airplane – SN  42-4371 ) à proximité de l’épave du vapeur Saint Antoine  échoué sur le récif de Tetembia. Alors qu’il amorçait un piqué, il commença à descendre en vrille et toucha l’eau violemment. Les recherches entreprises ne permirent pas de le retrouver. »

Les funérailles nationales organisées au cimetière d’Arlington par le gouvernement des Etats-Unis en présence de la famille Hulbert, furent  grandioses. Depuis la fin du second conflit mondial, les autorités militaires américaines ont recensé 79000 soldats portés disparus. De 1990 à 1995, seules 51 victimes ont été retrouvées.

 

La projection scolaire le vendredi 08

Une centaine d’élèves du lycée Lapeyrouse est venu assister à une conférence débat en début d’après-midi. Le making off du film Océans a été projeté dans la salle de cinéma du Rex . Cette projection s’est poursuivie d’un débat de plus d’une heure avec René Heuzey, chef opérateur de ce film et président du festival. Cette première expérience nous conforte dans l’idée de renouveler ce type d’évènement lors du prochain festival.

 

La conférence au Rex le vendredi 08

Ce vendredi, le public a répondu présent à la conférence de Eric Clua qui a réuni 120 personnes au Rex pendant plus de deux heures. De nombreux échanges ont eu lieu entre l’orateur et son public. Merci à Eric pour cette passionnante conférence.

Titre : « Pourquoi photographier les requins ? je vais vous le dire… »

ou « les requins et la photo-identification »

Conférencier : Eric CLUA

Présentation du conférencier :

Eric CLUA est un vétérinaire naturaliste qui a travaillé sur les oiseaux et mammifères terrestres et marins en Afrique de l’Ouest, avant de se spécialiser en biologie marine afin d’assouvir sa passion pour la mer. Après une thèse sur l’écologie des poissons de récif réalisée en 2004 avec la CPS aux îles Tonga, il s’est focalisé à partir de 2005 sur une meilleure connaissance de la biologie des requins, en particulier les espèces imposantes telles que le requin tigre, le requin blanc et le bouledogue. Il collabore actuellement avec des chercheurs australiens et néozélandais pour étudier ces trois espèces autour de la Nouvelle-Calédonie. Il a récemment publié des articles scientifique sur les risques du shark-feeding et sur la valeur économique des requins citrons en Polynésie française et sur l’écologie des requins blancs en Nouvelle-Calédonie.

Synopsis :

La photo-identification est une technique permettant d’identifier individuellement des animaux de diverses espèces. Elle s’est développée dans le milieu marin à partir des années 90 pour les mammifères marins (baleines à partir de photos de la queue, dauphins à partir de photos de nageoires dorsales, etc ). Cette technique a ensuite été transférée simultanément au requin baleine et au requin blanc, qui sont deux espèces impliquées dans l’éco-tourisme. Dans le Pacifique, la technique a été testée à Mooréa sur le requin citron et est actuellement utilisée en Nouvelle-Calédonie sur le requin tigre, ce qui est une première mondiale. Pourquoi faire de la photo-ID ? comment ? Tels seront les questions abordées au cours de cette conférence qui durera 1 heure et sera suivie d’une séance de 1 heure pour des questions ouvertes au public.

 

Partenariat avec le festival de Mayotte

Cette année, le festival de l’image sous-marine de Nouvelle-Calédonie entame un partenariat avec le festival de l’image sous-marine de Mayotte. Cette initiative de Jack PASSE, coordinateur du festival de Mayotte depuis 17 ans, a pour objectif d’échanger des films et des diaporamas entre nos deux festivals. Ce premier échange participe d’un projet plus ambitieux qui consisterait à promouvoir les images produites lors des concours des différents festivals des territoires et pays d’outre-mer à travers l’ensemble de ces festivals.

Le samedi 9 et le dimanche 10, un court-métrage hippocampe d’or au festival de Mayotte 2011 « Outlaw » de Fabrice Schnöller puis un film de 52′ « Ile Rodrigues » réalisé par René Heuzey et présenté au festival de Mayotte 2012 ont été projetés.

Un extrait du film « Iles Rodrigues » à découvrir à l’adresse suivante : Ile Rodrigues

 

La soirée palmarès du samedi en images

Les participants et partenaires ainsi que tous les bénévoles ont pu assister à la soirée de remise des prix en présence du jury et de son président René Heuzey.

Quelques images de cette soirée :

         

              

        

 

Interview des 2 présidents

Interview de Koodji TV des 2 présidents qui a eu lieu lors de la soirée de remise des prix le samedi 9 juin dernier : Stéven Mériadec, Président de Subl’image et René Heuzey, Président du 3ème festival. Après ces interviews, vous découvrirez le dernier film du président…. de magnifiques images.

http://koodji.nc/3eme-festival-de-limage-sous-marine-de-nouvelle-caledonie/

 

Les exposants 2012